Peur d’être visible : pourquoi se montrer davantage peut devenir inconfortable
Sep 27, 2026
On peut déjà créer du contenu, partager son expertise et être présente en ligne… tout en bloquant lorsqu’on essaie d’aller plus loin. Et si le problème n’était pas la visibilité elle-même, mais ce qu’elle vient toucher?
Pour mes 42 ans, je me suis donné un défi personnel :
être plus visible.
Et c’est quand même particulier quand j’y pense.
Parce que je suis déjà visible.
Je crée du contenu.
Je partage mes idées.
J’accompagne des femmes.
Je parle de sujets qui peuvent être profonds et personnels.
Je prends position.
Mais ouvre une caméra devant moi et demande-moi de faire une facecam spontanée…
Ouff, quelque chose change.
Je peux repousser. Recommencer plusieurs fois.
Réfléchir à ce que je vais dire.
Trouver que ce n’est finalement pas assez pertinent.
Décider que je vais plutôt faire un B-roll. Ou simplement remettre ça à demain.
Et il y a quelque chose de très intéressant pour moi là-dedans :
en Human Design, j’ai la gorge définie.
L’expression est quelque chose de naturellement et accessible chez moi.
Alors pourquoi est-ce que certaines formes d’expression sont faciles et que d’autres viennent encore me chercher?
C’est justement ce que j’ai décidé d’observer pendant les prochaines semaines.
Pas seulement pour réussir à faire plus de facecam.
Mais pour comprendre :
Qu’est-ce qui s’active réellement lorsqu’on décide d’augmenter notre niveau de visibilité? Peut importe le niveau actuel que tu as …

On peut être visible… jusqu’à un certain niveau
Je pense qu’on parle souvent de la visibilité comme ssi c’était simple :
T’ es visible ou tu ne l’es pas.
T’ oses ou tu n’oses pas.
T’as confiance ou tu manques de confiance.
Mais ce que j’observe est beaucoup plus nuancé que ça.
On peut être parfaitement confortable à publier une photo.
Écrire des textes.
Partager nos connaissances.
Faire des stories préparées.
Enseigner dans un groupe fermé.
Parler avec nos clients.
Et arriver à un endroit précis où quelque chose commence à changer.
Pour moi, en ce moment, cet endroit-là est le facecam.
Et peut-être que pour toi, ce n’est pas le caméra.
Peut-être que tu fais des vidéos sans problème, mais que tu bloques lorsqu’il faut parler clairement de ton offre.
Peut-être que tu paratges pendant des heures, mais que tu hésites à charger ton prix.
Peut-être que tu publies, mais que tu ne dis jamais vraiment ce que tu penses par peur de déranger.
Tu sais ce que tu veux faire dans ton entreprise, mais tu te retrouves souvent à repousser, perfectionner ou te retenir au moment d’agir?
J’ai créé un quiz gratuit pour t’aider à identifier ce qui pourrait se jouer derrière ces comportements.
→ Découvrir mon profil
On peut donc être visible tout en ayant construit une façon d’être visible qui demeure connue et suffisamment sécuritaire pour nous.
Et lorsqu’on décide d’aller plus loin, on sort de cette zone connue.
C’est là que ça devient intéressant.

Être plus visible implique plus que publier davantage
Augmenter sa visibilité peut sembler très simple sur papier.
Faire plus de vidéos.Publier davantage.
Parler de ses service. Prendre position.
Collaborer.
Être invitée sur des podcasts.
Mais derrière chacune de ces actions, il y a autre chose.
Parce qu’être davantage visible, c’est aussi potentiellement être davantage :
regardée.entendue.
interprétée.reconnue.
Et oui…
jugée.
contredite.
critiquée.
rejetée.
Plus de personnes peuvent aimer ce que tu fais.
Mais plus de personnes peuvent aussi ne pas aimer ce que tu fais.
Plus de personnes peuvent être touchées par ton message.
Mais plus de personnes peuvent aussi le comprendre de travers.
Tu peux dire quelque chose avec lequel quelqu’un n’est pas d’accord.
Tu peux chercher tes mots, te tromper.
Tu peux avoir l’air moins préparée que dans un texte que t’as retravaillé pendant une heure.
Tu peux montrer davantage ta personnalité.
Ton intensité et tes opinions.
Ta façon de réfléchir.
Ta voix.
Et surtout :
tu contrôles de moins en moins ce que les autres vont faire de ce qu’ils voient.
Je pense que c’est une distinction importante.
Parce qu’on peut croire qu’on a peur de la caméra alors que la caméra n’est peut-être que l’endroit où quelque chose de beaucoup plus ancien devient visible.

Et si le blocage n’avait pas commencé avec toi ou ta business?
C’est là que je commencerais à creuser si je travaillais avec toi.
Je ne m’arrêterais pas à :
« Tu manques de confiance devant la caméra. »
Je voudrais savoir :
Qu’est-ce qui devient inconfortable au moment précis où tu t’apprêtes à être davantage vue?
Parce que notre réaction à la visibilité n’a pas nécessairement commencé lorsque nous avons créé notre compte Instagram, ou facebook…
Être vue, prendre la parole, avoir une opinion, déranger, se tromper publiquement, recevoir de l’attention, prendre de la place…
On a souvent rencontré certaines de ces expériences à plusieurs moments de notre vie.
À l’école.
Dans notre famille & dans nos relations.
À l’adolescence.
Dans un ancien emploi. Dans un groupe d’amies.
Et parfois, on a appris des choses très tôt.
Parler peut attirer le jugement. Etre différente peut éloigner les autres.
Se tromper devant les autres peut être humiliant.
Prendre trop de place peut déranger.
Dire ce qu’on pense peut créer un conflit.
Être remarquée peut attirer une attention qu’on ne veut pas.
Réussir peut changer nos relations.
Et des années plus tard, on ne pense pas consciemment à tout ça lorsqu’on ouvre Instagram.
On pense simplement : « Je ferai ma vidéo demain. »
Et si tu ne veux pas seulement comprendre ce qui se passe, mais aller le travailler…
C’est exactement le genre d’endroit où je peux t’accompagner individuellement.
On ne va pas essayer de te convaincre de faire le facecam, de vendre davantage ou de « passer par-dessus » ton blocage. On va regarder ce qui s’active réellement au moment où tu essaies d’avancer, puis travailler avec les différentes couches qui se présentent.
→ Découvrir mes façons de travailler avec toi
Un exercice à faire la prochaine fois que tu bloques
La prochaine fois que tu veux faire une action qui augmenterait ta visibilité et que tu sens que quelque chose bloque, je t’invite à ne pas essayer immédiatement de te convaincre de passer par-dessus.
Observe plutôt ce qui vient de se passer.
1. Qu’est-ce que tu étais exactement sur le point de faire?
Pas simplement : être visible.
Sois précise…
J’allais faire un facecam.
J’allais publier une opinion plus tranchée.
J’allais parler de mon offre.
J’allais raconter quelque chose de plus personnel.
J’allais contacter quelqu’un pour une collaboration.
À quel moment le mouvement s’est-il arrêté ou la résistance apparait ?
2. Qu’est-ce qui s’est passé dans ton corps?
Avant d’analyser, observe.
Ta gorge s’est serrée?
Ton cœur a accéléré?
T’as figé?
T’as soudainement eu envie de faire autre chose?
T’as ressenti une fatigue qui n’était pas là cinq minutes avant?
Ou peut-être qu’il ne s’est presque rien passé physiquement, mais que ton mental est devenu extrêmement efficace pour te donner des raisons de ne pas agir.Ce que j’appel : La belle bullshit!!!!!
3. Termine cette phrase
« Si je fais ça et que je suis réellement vue, ce qui pourrait arriver, c’est… »
Et ne cherche pas la réponse intelligente;)
Je pourrais avoir l’air ridicule.
On pourrait me contredire.
Quelqu’un pourrait penser que je ne sais pas de quoi je parle.
Je pourrais déplaire.
Je pourrais avoir l’air prétentieuse.
Ou peut-être même :
Ça pourrait fonctionner.
Et là, plus de personnes pourraient me voir.
Plus de clientes pourraient arriver.
On pourrait attendre davantage de moi.
Je pourrais devoir soutenir une expansion que je ne sais pas encore si je suis prête à recevoir.
Ça aussi, ça existe.

4. Quand as-tu déjà ressenti quelque chose de semblable?
Ne cherche pas nécessairement un grand événement.
Demande-toi simplement :
Quand est-ce que j’ai déjà connu cette sensation?
Quand ai-je déjà eu peur d’être ridiculisée?
Quand est-ce qu’avoir une opinion différente m’a coûté quelque chose?
Quand est-ce que j’ai appris qu’il valait mieux me taire?
Quand est-ce que réussir a créé une distance avec quelqu’un?
Peut-être qu’un souvenir va arriver immédiatement.
Peut-être plusieurs.Peut-être aucun. Et c’est correct.
Le but n’est pas de fabriquer une explication à ton blocage.
Le but est de commencer à observer si ce qui s’active aujourd’hui ressemble à quelque chose que ton système connaît déjà.

Si je travaillais avec toi, j’irais par couches
Parce que pour moi, un blocage de visibilité n’a pas toujours une seule origine.
Je vais souvent regarder différentes couches.
Et elles peuvent raconter des choses très différentes.
La couche physique
Je commencerais par ce qui se passe réellement dans ton corps.
Figement.-Agitation.-Tension.-Tremblements.-Envie de fuir.
Perte des mots.- Besoin de contrôler.
Parce qu’avant même de comprendre pourquoi, ton corps peut déjà être en train de répondre à quelque chose qu’il perçoit comme inconfortable ou menaçant.
Et je chercherais moins à lui dire :
« Il n’y a aucun danger, fais ta vidéo. » qu’à comprendre :
« Qu’est-ce qui semble devenir dangereux ici? »
Parce que le danger perçu n’est peut-être pas la caméra.
Il peut être ce que la caméra représente.
La couche émotionnelle
Ensuite, qu’est-ce qui se trouve sous la réaction?
La peur?
La honte?
La tristesse?
La colère?
La peur du rejet?
La peur de perdre le lien?
Parce que :
« J’ai peur de faire un facecam »
peut éventuellement devenir :
« J’ai peur de parler et qu’on me fasse sentir que ce que je dis n’a aucune valeur. »
Ou :« J’ai peur d’être vue en train de ne pas savoir. »
« J’ai peur que les gens découvrent une version de moi qui ne correspond pas à l’image qu’ils avaient. »
Et là, on ne travaille déjà plus sur une caméra.
La couche de ton histoire personnelle
Je regarderais ensuite où tu as déjà rencontré quelque chose de semblable dans ta propre histoire.
Parce que deux femmes peuvent avoir exactement le même comportement aujourd’hui et protéger deux choses complètement différentes.
Un enfant qu’on interrompait constamment lorsqu’elle parlait n’a pas nécessairement appris la même chose qu’une enfant qu’on ridiculisait lorsqu’elle se trompait.
Une pourrait apprendre à s’effacer.
Une autre à trop se perfectionner.
Une autre à ne parler que lorsqu’elle est absolument certaine d’avoir raison.
Une autre pourrait devenir excellente à lire la pièce avant de parler afin de dire exactement ce qui sera bien reçu.
Et adulte, ça peut ressembler à : réécrire son contenu 5 fois;
Attendre d’être parfaitement prête;
ne jamais prendre position ou avoir d’opinion;
accumuler les formations avant de se sentir légitime; ou être extrêmement visible… tant qu’on reste dans une forme de visibilité qu’on contrôle.
Même comportement apparent. Protection différente.
La couche familiale et transgénérationnelle
Je regarderais aussi ce qui était valorisé, permis ou dangereux dans ton système familial.
Pas nécessairement en cherchant immédiatement un grand trauma caché.
Mais en posant des questions très simples.
Dans ma famille, qu’est-ce qu’une femme qui prend beaucoup de place représente?
Qui avait le droit de parler?
Qui devait se taire?
Comment réagissait-on lorsqu’une femme réussissait?
Ne pas montrer son argent?
Ne pas dépasser les autres?
Une femme qui parlait fort était-elle considérée comme intense?
Une femme ambitieuse comme égoïste?
Une femme qui gagnait beaucoup comme matérialiste?
Une femme visible comme quelqu’un qui cherchait l’attention?
Parce qu’on apprend aussi à travers ce qu’on observe.
À travers les phrases répétées.
Les réactions, les modèles.
Les silences, les rôles que chacun occupe.
Et parfois, une entrepreneure peut consciemment vouloir être reconnue tout en ressentant un inconfort lorsqu’elle commence à dépasser certaines normes apprises.
Elle veut prendre plus de place.
Mais une autre partie veut préserver l’appartenance.
Elle veut gagner davantage.
Mais pas devenir « celle qui se pense meilleure que les autres ».
Elle veut parler fort.
Mais elle a appris qu’être une bonne femme ne dérange pas.
Et ça peut créer énormément de mouvement contradictoire à l’intérieur.
La couche énergétique ou karmique
Dans ma pratique, il m’arrive aussi d’explorer une autre couche : celle que je considère comme énergétique ou karmique.
Je veux être claire ici : je ne présente pas cette couche comme une vérité absolue.
C’est une grille d’exploration que j’utilise dans mon travail lorsque c’est pertinent pour la personne et qu’elle résonne avec cette façon de voir les choses.
À cet endroit, je peux explorer ce qui semble dépasser l’histoire personnelle connue.
Des thèmes qui reviennent.
Des sensations difficiles à rattacher à une expérience précise.
Des répétitions. Des images ou flashback.
Des dynamiques autour de la voix, du pouvoir, de la visibilité, de la place ou de l’appartenance.
Je cherche à voir ce qui émerge et ce qui permet de remettre du mouvement là où quelque chose semble figé.

Et le Human Design dans tout ça?
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles mon propre défi m’intéresse autant.
Parce que j’ai la gorge définie.
Si je regardais seulement mon Human Design de façon très carré, je pourrais conclure :
« Ma gorge est définie. L’expression est naturelle chez moi. Je devrais donc être capable de parler facilement devant une caméra. »
Mais mon expérience me montre exactement pourquoi je ne travaille pas comme ça avec le Human Design.
Pour moi, le Human Design est une carte.
Il peut me montrer des ressources, des fonctionnements, des endroits de conditionnement, une façon naturelle de m’exprimer.
Mais il n’efface pas mon histoire.
Il n’efface pas ce que mon corps a appris.
Il n’efface pas mes expériences.
Et il ne signifie certainement pas que toutes les formes d’exposition doivent automatiquement être confortables.
Avoir accès à sa voix et se sentir en sécurité lorsqu’on l’utilise devant davantage de personnes, ce n’est pas nécessairement la même chose.
Et c’est exactement ce que j’ai envie d’explorer pendant ce défi.

Mon défi n’est finalement pas de devenir visible
Je le suis déjà.
Mon défi pour mes 42 ans est plutôt de découvrir :
où ma visibilité s’arrête encore.
À quel moment est-ce que je commence à vouloir reprendre le contrôle?
À quel moment est-ce que je me cache derrière ce que je maîtrise déjà?
Qu’est-ce que j’imagine que les autres vont penser?
Et surtout :
Qu’est-ce qui change lorsque je reste présente au lieu de retourner immédiatement dans ma façon habituelle de me protéger?
Je vais documenter tout ça pendant les prochaines semaines.
Pas pour arriver dans deux mois avec une méthode en cinq étapes pour ne plus avoir peur d’une caméra.hahahaha, tu me connais!!!!!!
Mais pour observer ce qui se passe réellement lorsqu’on décide consciemment de dépasser notre niveau habituel de visibilité.Notre plafond invisible.
Parce que peut-être que notre prochain niveau de visibilité ne nous demande pas simplement d’apprendre à être plus visibles.
Peut-être qu’il nous demande de rencontrer ce qui devient inconfortable lorsque nous le sommes davantage.
Et c’est exactement là que je vais aller dans la partie 2.

Et si tu veux continuer avec moi…
Pendant les prochaines semaines, je vais documenter cette expérimentation beaucoup plus concrètement sur Instagram.
Les facecam. Les moments où je bloque. Ce que j’observe juste avant de vouloir reculer. Ce qui devient plus facile. Et surtout, ce qui s’active lorsque je décide d’aller un peu plus loin dans ma visibilité.
Parce que je veux voir ce qui se passe pendant que je le traverse, pas seulement venir t’en parler une fois que tout est devenu confortable.
Alors si tu veux suivre le quotidien de cette expérimentation, tu peux me rejoindre sur Instagram : @MayaPoulinCoach.
Tu sais ce que tu veux faire dans ton entreprise, mais quelque chose se passe au moment de passer à l’action?
J’ai créé un quiz pour t’aider à identifier le mécanisme qui pourrait se jouer derrière ta façon de repousser, perfectionner, te cacher ou en faire toujours plus.
→ Découvrir ce qui se joue derrière mes blocages
Parce qu’avant d’essayer de te forcer à être plus visible, ça vaut peut-être la peine de comprendre ce qui se passe en toi au moment où tu essaies de l’être davantage.
Si ce que tu viens de lire résonne...
et que tu sens que quelque chose bloque encore dans ton entreprise malgré tout ce que tu as déjà mis en place.
j’ai créé un quiz gratuit pour mettre un mot clair sur ce qui agit en arrière-plan.
👉 Faire le quiz