Quand une entreprise est construite depuis la survie et Trauma…
Jan 12, 2026
Le problème n’est pas les traumas en entrepreneuriat. C'est de construire son entreprise dessus.
C'est la phrase exacte que j'ai dit à une femme assise près de moi à la dernière rencontre du RMA de ma région...
Le problème n’est pas les traumas en soi.
On en a tous. À différents degrés. À différents endroits.
Ils font partie de l’expérience humaine. Ils façonnent notre sensibilité, notre regard, parfois même notre profondeur.
Le vrai enjeu commence ailleurs avec nos entreprises .
Quand, sans s’en rendre compte, on commence à bâtir toute sa vie, et son entreprise à partir de ces zones-là.
Quand comprendre ne suffit plus.
Je vois de plus en plus d’entrepreneures qui ont fait un énorme travail sur eux-mêmes.
Elles savent d’où elles viennent. Elles ont mis des mots sur leur histoire.
Elles comprennent leurs blessures, leurs mécanismes, leurs schémas.
Elles ne sont pas dans le déni.
Et pourtant, quelque chose ne se stabilise pas.
Pas nécessairement dans les résultats.
Mais dans la sensation intérieure. Dans la relation au calme. Dans la capacité à simplement tenir sans tension.

Comment j’explique ce que j’appelle un trauma, chez les entrepreneures
Quand je parle de trauma, je ne parle pas forcément d’un événement grave ou spectaculaire. Il m’arrive souvent de croiser une entrepreneure qui me dit ( ça peu pas être un trauma, il n’y a personne de morts)
Dans mes accompagnements, on réalise vite que c’est beaucoup plus sinueux, nuancé et subtil que ce qu’on pense au départ.
Je parle souvent d’un moment, ou d’une période, où le système a appris quelque chose pour tenir.
Pour survivre, pour être validé, pour être accepté et aimé.
Souvent, si tu lis ces lignes, il y a déjà des images ou des situations qui remontent.
Des moments que tu peux relier, d’une façon ou d’une autre, à la manière dont tu as construit ta business.
Par exemple, le genre de croyance qui tourne dans ta tête peut ressembler à :
« Je dois me débrouiller seule. »
« Je ne peux pas compter sur personne. »
« Si je me relaxe, je perds tout. »
« Pour recevoir, il faut donner beaucoup. »
À ce moment-là, ce n’est pas une croyance mentale. C’est une organisation intérieure.
Ce que ça devient en entrepreneuriat
En business, ça ne se manifeste pas comme une blessure visible. Ça se manifeste comme une façon de fonctionner.
On crée. On décide. On structure. On se montre.
Mais toujours avec cette tension de fond. Même quand tout va bien. Ce n’est pas qu’il y a un problème.
C’est que le système n’a jamais appris qu’il pouvait faire autrement.
* Quand j’utilise le mot trauma, je ne parle pas d’une faiblesse. Je ne parle pas d’un manque d’effort ou d’alignement. Au contraire.
Je parle souvent de femmes très capables, très engagées, qui ont appris tôt à tenir, à comprendre, à s’adapter.

Pourquoi ça bloque à un certain moment
Au début, cette organisation intérieur aide.
Elle donne de l’élan. Une certaine constance. Voire m^me une force intérieure…
Mais à un moment, elle devient trop étroite. Et ce qui a permis de construire commence à empêcher de stabiliser.
La phrase que je reviens souvent dire
Un trauma, ce n’est pas juste ce qui t’est arrivé. C’est ce que ton système a appris pour tenir.
Et oui, tu refais le même pattern dans ton entreprise!!!
Chez une solopreneure, c’est encore plus difficile à différencier
Chez une solopreneure, c’est normal que beaucoup de choses reposent sur elle.
C’est elle qui crée, décide, qui porte la vision. Donc, oui, la frontière est floue.
La différence ne se fait pas dans ce que tu fais, mais dans ce que ton système ressent quand tu arrêtes.
Une solopreneure peut être très impliquée sans être en survie.
Mais quand l’entreprise est construite depuis un endroit de tension :
- s’arrêter crée de l’anxiété
- ralentir donne l’impression de perdre quelque chose
- déléguer semble risqué, même à petite échelle
- le repos n’est jamais vraiment reposant
Ce n’est pas une question de structure d’entreprise ou d’organisation. C’est une question de sécurité intérieure.
Je le dis comme ça : Ce n’est pas le fait que tout passe par toi qui est le problème. C’est quand tout dépend de ton état de vigilance.
Tu peux être seule dans ton entreprise sans que ton système soit en alerte constante.
Je trouve ça de plus en plus important de le nommer
Parce que malheureusement beaucoup de solopreneures pensent que ce qu’elles vivent est normal. Et que cette fatigue doit faire partie de leurs quotidiens.
Elles se disent :
« C’est juste comme ça quand on est seule. » Parfois oui.
Souvent non... Il y a une différence ÉNORME entre responsabilité et hyper-vigilance.

Le recadrage qu’on évite souvent
Ce n’est pas toujours le trauma qui bloque. C’est le fait que tout passe encore par lui.
Les décisions.La posture. La manière d’entrer en relation. La façon de recevoir.
Comme si le trauma était devenu le point de référence principal.
Le filtre par lequel tout est évalué. Le sol sur lequel l’entreprise repose.
Et l’argent est souvent l’endroit où ça se voit le plus.
Parce que l’argent active directement la sécurité.
La peur de manquer. La peur de perdre. La peur d’en avoir “trop”.
Alors on ajuste.
On retient.
On force parfois.
Ou on se rassure en travaillant plus.(tout dépend de l’historique familial )
Pas parce qu’on ne peut pas monétiser. Mais parce que le système associe encore l’argent à une forme de danger.
Et c’est à partir de ce moment-là que je travaille avec les entrepreneures.
Pas pour leur apprendre à faire plus d’argent. Pas pour changer leurs chiffres.
Mais pour que l’argent cesse d’être un déclencheur de tension.
Pour que recevoir ne demande pas plus de justification.
Pour que l’entreprise ne soit plus organisée autour de la peur de manquer.
Ce travail ne consiste pas à enlever quelque chose. Il consiste à déplacer le point d’appui.

Les indicateurs invisibles
Quand une entreprise est encore construite à partir de la survie ou de la réparation, certains signaux reviennent souvent :
- Tout demande de l’intensité
- Le calme devient inconfortable
- La stabilité semble plate, voire suspecte
- Il faut toujours “travailler quelque chose”
- Reposer le système donne l’impression de reculer
Ces signaux ne veulent pas dire que quelque chose est mal fait dans ta business. Ils indiquent simplement où repose la structure.
Et Ce travail n’est pas pour tout le monde
Le travail de déconstruction n’est pas fait pour tous les entrepreneurs.
Certaines entreprises fonctionnent bien dans des dynamiques de tension, d’urgence ou d’intensité constante.(je pense à Mc Donald par exemple)
Ce n’est ni bien ni mal.
Mais quand arrive le moment où :
- créer depuis la survie te fatigue
- réparer en continu t’épuise
- et où tu sens que « faire plus » ne réglera plus rien.
Alors une autre question émerge. Pas pour te dire : qu’est-ce que je dois encore travailler ?
Mais plutôt : sur quoi est-ce que je suis encore en train de bâtir ?
Une lecture plutôt qu’une solution
C’est à cet endroit-là que certaines lectures deviennent utiles. Pas pour analyser le passé.
Mais pour voir ce qui structure encore le présent. Ce qui soutient, ou non la façon d’entreprendre aujourd’hui.
C’est dans cet esprit que j’ai créé un quiz.
Pour mettre en lumière ce qui agit encore en arrière-plan. Je te dépose le lien plus bas....C'est le point de départ que j'utilise maintenant avec toutes mes clientes.
Si ce que tu viens de lire résonne...
et que tu sens que quelque chose bloque encore dans ton entreprise malgré tout ce que tu as déjà mis en place.
j’ai créé un quiz gratuit pour mettre un mot clair sur ce qui agit en arrière-plan.
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